L'utilisation d'énergie fossile souille également notre
environnement bâti et est particulièrement dommageable à nos plus vieux édifices.
Cela concerne notamment les édifices construits avec de la
roche calcaire, donc en particulier les bâtiments très
anciens, comme les églises ou les cathédrales. Outre les causes
d’altération naturelle visibles sous la forme de
zones blanches ou grises, la pollution atmosphérique,
principalement celle liée au trafic automobile (combustion des
moteurs) provoque le dépôt de suie noire dans les pores
superficiels de la roche. A mesure que la suie s’amoncèle,
le relief de la pierre se déforme.
Il est très difficile de nettoyer les surfaces noires
liées à la pollution. Ni l’eau ni l’air ne
les font disparaître. La seule technique efficace utilisée
actuellement est la microabrasion des croûtes de pollution. Mais
si le relief est trop déformé, il faut procéder
à la restauration, ce qui entraîne des coûts encore
bien plus importants. En France, les frais de nettoyage
s’élèvent environ à 38 Euros le mètre carré.
En Suisse, à Fribourg, la pollution qui affecte la
cathédrale gothique St-Nicolas engendre des frais de
réfection astronomiques. En effet, la circulation
routière, passant par
endroit à moins d’un mètre de ses murs, nécessite un nettoyage quasi permanent de
l’édifice. Dans les pays de l'Est, la forte utilisation de charbon recouvre une
couche de suie noir une bonne partie des villes, comme Prague ou
Budapest.